Passez donc me voir... Je partage ma bibliothèque virtuelle. Je vous réserve ainsi des surprises à découvrir régulièrement au fil du temps... Un regard nouveau par l'entremise de photos, de musiques, de poésies, de vidéos, d'astuces et de publications variées. Un rendez-vous avec une page différente au gré de mes découvertes ou créations. Un nouvel ami pas si virtuel que cela avec lequel vous aimerez partager un moment. Bonne découverte.

  

Mickey 3D




Découvrez la suite de la playlist 
Mickey 3D est un groupe de rock français 
de la région stéphanoise fondé en 1996.
L’origine du groupe remonte à 1996 
lorsque Mickaël Furnon alias Mickey,
guitariste du groupe principalement anglophone 3Dk créé en 1988,
se lance dans un projet solo en français 

qu’il baptise Mickey 3D.
Il enregistre ainsi seul et parallèlement à 3dK 

deux cassettes démos sur deux ans,
avant d’être rejoint en 1997 par Aurélien Joanin dit Jojo 

avec qui il enregistre une troisième démo.
Les deux compères se débrouillent avec les moyens du bord, 
en bricolant du son avec des synthétiseurs modestes 
et quelques pédales d’effets pour des guitares dans la salle de répétition 
mise en place à Écotay-l’Olme (près de Saint-Étienne) 
par leur association Keup On’ Family.


La séparation de 3dK en 1998 
les conduira à faire passer au premier plan
ce qui n’était pour eux qu’un projet B 
et à envisager l’enregistrement d’un véritable album.
Cet album, 
compilation des meilleurs morceaux des démos augmentée de quelques inédits,
sortira en 1999 
chez le petit label Premier Disque
géré par leurs amis de la radio locale Radio Dio.
Son nom : Mistigri Torture.

Le duo devient rapidement populaire dans la région de Saint-Étienne,
principalement en assurant de nombreux concerts locaux,
qui les font très vite remarquer.
Deux événements déterminants vont alors se produire.
D’un côté leur rencontre avec le groupe Louise Attaque,
qui les fait passer en première partie de ses concerts ;
de l’autre leur signature chez le label Virgin, 
qui ressort leur premier album en 2000
avec une plus large distribution et un premier single,
La France a peur.
Ceci permet alors au groupe de percer, 
davantage pour le choix des mots que pour sa musique ; 
il s’impose ainsi comme l’un des dix meilleurs groupes français. 
Les textes sont caustiques, 
dénonçant les travers de la société, 
et ne cherchent pas à faire de concessions.


Après un certain nombre de représentations en France,
le duo devenu trio avec l’arrivée de Najah aux claviers
se remet à l’ouvrage en 2001.
Il écrit les quatorze nouvelles chansons du deuxième album
La Trêve
dont les textes sont toujours simples et vont droit au cœur.
Deux maxis vont l’accompagner.
Le groupe réussit le pari de se professionnaliser
(ils sont intermittents du spectacle depuis 2000)
tout en gardant le côté «bricolage » de l’autoproduction
(certains morceaux sont encore enregistrés dans la chambre de Mickey).

En 2002,
le tube J’ai demandé à la Lune que Mickaël écrit pour Indochine
fait se braquer les projecteurs sur le groupe.
De nombreuses propositions de collaborations suivront.
Du 19 au 23 décembre 2002,
le groupe fait la première partie de Renaud au Zénith de Paris.

En 2003, 
Respire, 
un morceau militant à connotations écologistes,
est la chanson qui les propulse sur le devant de la scène.
L’album
Tu vas pas mourir de rire 
dont il est extrait, noir et pessimiste à l’image du single,
se vend à 350 000 exemplaires.
S’en suit une tournée triomphale immortalisée par la sortie d’un CD-DVD
Live à Saint-Étienne contenant l’inédit Johnny Rep,
hommage au joueur de l’A.S. Saint-Étienne.
Après cette chanson, le groupe
 garde son style originel,
avec le même type de fond sonore, de vocabulaire,
et de philosophie sur la vie :
le compositeur habille toujours du même cynisme les sujets qu’il aborde ;

en juin2005,
le dernier album
Matador 
apporte cependant un ton plus musical et plus léger.
Il renforce la fidélité d’un public qui lui est désormais propre :
les ventes égalent presque celles du précédent opus.
Le groupe présente ses nouveaux morceaux
dans la foulée lors d’une tournée-fleuve
qui s’étend de l’été 2005 à l’été 2006.

En 2007,
le groupe marque une pause,
ses membres se consacrant à leurs différents projets annexes,
dont un album solo pour Mickey.


Parfois, quand il fait beau, Mickaël ouvre toutes
grandes ses fenêtres pour écouter les rumeurs de l’école,
juste en face de chez lui. 
On y entend des enfants qui jouent, 
des enfants qui chantent, 
échos et bruissements qu’il s’amuse à enregistrer, 
pour le plaisir. 
« La musique, c’est du bruit qui pense »,
disait Victor Hugo.
Mickey, lui, pense que tout bruit peut devenir musique. 
Ainsi, ces chœurs enfantins qui closent son nouvel album, 
chorale écolière spontanée,
glanée au hasard d’un après midi printanier.



Son album "La grande évasion"
Des mélodies qui entrent inexorablement dans la tête
et qu’on se surprend à fredonner à n’importe quel moment de la journée.
De ces petites perles harmoniques,
ce disque en regorge, à l’instar du single
«Méfie-toi l'escargot», 
une pop song touchante et énigmatique,
parabole sur la dureté d’un monde qui n’épargne guère les faibles à la coquille fragile.
Ou
« La footballeuse de Sherbrooke », 
souvenir attendri du spectacle d’une partie de ballon disputée par des filles,
dans une université canadienne.
Ou encore
« Paris t’es belle »,
magnifique hommage à la capitale,
digne des plus grandes chansons consacrées à la ville lumière.
A l’instar d’un Roald Dahl,
célèbre auteur de contes loufoques,
ou d’un Dick Annegarn, dadaïste troubadour lunatique,
Mickaël sait utiliser les mots,
non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils évoquent.
Une poésie parfois à la limite du « nonsense »,
à déchiffrer entre les lignes,
à imaginer et imager soi même.
Comme dans
«Je m’appelle Joseph », 
troublante complainte inspirée par un polar de l’auteur américain R.J. Ellory,
histoire de serial killer à l’émotion glaçante encore renforcée
par la voix enfantine de Marie Epinat .
Ou
« Playmobil »,
réflexion comico-psychanalytique sur les marques laissées par l’enfance
et allusion à un personnage national
avec qui toute ressemblance ne serait pas tout à fait fortuite.

Quand j’étais p’tit, 
je n’étais pas très joli
Les gens m’prenaient pour un débile
J’avais une tète de Playmobil
Ma mère disait : “qu’est-ce que c’est qu’ca !
C’est pas possible ce n’est pas a moi !
Est-ce qu’y aurait moyen d’l’échanger
Contre un voyage a l’étranger ?”
J’me souviens pas, j’ai oublié
Comme un poisson, je suis pas
Pas bien fini, mal commencé
Un p’tit peu con, sur les cotes
Quand j’étais p’tit, je n’étais pas très gentil
J’mettais des coups de pieds dans la vie
J’poussais les filles dans les orties
Les gens disaient : “n’approchez pas !
Il pourrait vous mordre les doigts !
Faites attention c’est un malade !
Il a du sang dans son cartable !”
J’me souviens pas, j’ai oublie
Et puis d’abord, j’vais tout casser
Quand j’serai grand, j’serai président
Et sans remords, je me vengerai
J’mettrai les gens dans des avions
Si y a plus d’places dans les prisons
Et ceux qui dorment dans des cartons
J’les ferai passer pour des bouffons
Des fainéants qui veulent pas bosser
Qui méritent même pas d’exister
Et comme je suis intelligent
Vous verrez pas que j’suis méchant 
Playmobil (La Grande Evasion - 2009)

Si l’enfance est souvent présente dans les chansons de Mickey[3d],
ce n’est pas tant par nostalgie passéiste
(exception qui confirme la règle, la chanson
« 1988 », 
évocation des 18 ans de l’auteur),
mais plutôt en référence à un univers à l’imaginaire débridé, 
à la fois pur et féroce,
cru et pudique,
absurde et désabusé,
où s’entrechoquent comptines électro-folk et ballades à la douceur organique.
Tendresse et humour noir étroitement mêlés,
qui permettent d’aborder des thèmes aussi
« sérieux » 
que la mort et la religion
«Personne n’est parfait », 
ou comment obtenir le numéro de téléphone de Dieu,
« Les vivants », 
allégorie humaniste brodée autour d’un proverbe manouche,
les rapports homme-femme
« L’homme qui prenait sa femme pour une plante », 
en duo avec Cécile Hercule,
la quête du bonheur
« Chanson du bonheur qui fait peur », 
sur un texte de Najah, ex-mickey3d
ou les préoccupations écologiques
« L’arbre du petit chemin ».
Prétexte aussi à batifoler,
le disque s’intitule, rappelons le,
« La grande évasion », 
de Montluçon à Paris, de la fille du cannibale en Yula, fiancée galactique. 
Le tout accompagné d’une bande de musiciens aussi voisins que talentueux,
maniant cuivres, guitares ou percussions,
et dont on retrouvera certains sur scène
Cécile Hercule, Fred Monaco et Manu Ventre : 
la scène, on le sait depuis une bonne décennie,
c’est aussi le terrain sur lequel Mickey le Stéphanois s’exprime le mieux.



L’homme qui prenait sa femme pour une plante 
(La Grande Evasion - 2009)

Au départ de l’action, on vivait pas comme ca... la je dis
Serait-ce la religion qui nous a cloués la ?... la je dis
Faudrait peut-être essayer de revoir nos copies
Ne plus se mélanger ailleurs que dans un lit

Mais toi tu crois qu’la vie, c’est comme une salle d’attente... elle me dit
Mais toi tu crois qu’une fille c’est fait pour faire la plante... elle me dit
Est-ce que tu penses vraiment qu’on vient d’la même planète ?
Est-ce que tu penses vraiment ce que tu dis, dans ta tète ?

Personne ne connait personne
Tout l’monde est loin de tout le monde
Personne ne choisit personne
Tout l’monde a faim de tout le monde

J’voudrais qu’on réfléchisse avant de me démonter... la je dis
J’crois pas qu’les hommes soient faits pour l’exclusivité... la je dis
Cette histoire de mariage vous a bien arranges
On vous en a fait voir, mais dieu vous a venges

Faudrait faire attention, fais bien gaffe ou tu vas... elle me dit
Changer de position juste avant les dégâts... elle me dit
T’es peut-être un connard, mais moi j’te trouve gentil
J’aimerais bien te voir, ailleurs que dans un lit

Personne ne connait personne
Tout l’ monde est loin de tout le monde
Personne ne choisit personne
Tout l’monde a faim de tout le monde

Parfois, quand il fait beau, Mickaël ouvre toutes grandes ses fenêtres. 
A l’écoute de ce disque, aérien, étrange et frémissant, 
impossible de ne pas avoir envie de faire de même.


C'est fini pour aujourd'hui.

Demain est un autre jour...



Mais en attendant le prochain article,

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