Passez donc me voir... Je partage ma bibliothèque virtuelle. Je vous réserve ainsi des surprises à découvrir régulièrement au fil du temps... Un regard nouveau par l'entremise de photos, de musiques, de poésies, de vidéos, d'astuces et de publications variées. Un rendez-vous avec une page différente au gré de mes découvertes ou créations. Un nouvel ami pas si virtuel que cela avec lequel vous aimerez partager un moment. Bonne découverte.

  

Une courte histoire de l'ebook




Vous ne serez pas étonnés que je choisisse ce thème du livre électronique 
car je vous propose depuis la création de ce site des liens vers diverses publications 
sous cette forme qui je le crois révolutionnera à terme 
nos rapports à la lecture et au livre.
Mais mieux que je ne pourrais vous en parler, 
je préfère laisser les mots qui suivent à 
Marie LEBERT 
qui a écrit "une courte histoire de l'ebook".

Voici donc quelques extraits de son livre 
que vous pourrez consulter plus largement sur 
" l'étagère des revues" 
pour en savoir plus sur cette nouvelle aventure de la mémoire de la parole humaine.


Marie Lebert, 
chercheuse et journaliste, 
s'intéresse aux technologies dans le monde du livre, 
des autres médias et des langues. 
Elle est l'auteur de Technologies et livre pour tous 
(en français et en anglais, 2008), 
Les mutations du livre (en français, 2007) 
et Le Livre 010101 (en français, 2003). 
Ses livres et dossiers sont publiés par le NEF 
(Net des études françaises), 
Université de Toronto, 
et sont librement disponibles sur le NEF 

Extrait du livre
Le livre imprimé a cinq siècles et demi. 
Le livre numérique a bientôt quarante ans. 
Il est né avec le Projet Gutenberg
créé en juillet 1971 par Michael Hart 
pour distribuer gratuitement les oeuvres du domaine public
par voie électronique. 

Mais il faut attendre le web et le premier navigateur au début des années 1990 
pour que le Projet Gutenberg trouve sa vitesse de croisière.
Signe des temps, en novembre 2000, 
la British Library met en ligne la version numérique de la Bible de Gutenberg, 
premier livre à avoir jamais été imprimé. 
Datant de 1454 ou 1455, 
cette Bible aurait été imprimée par Gutenberg en 180 exemplaires 
dans son atelier de Mayence, en Allemagne. 
48 exemplaires, 
dont certains incomplets, existeraient toujours, 
dont trois - deux version complètes et une partielle - à la British Library.

Des milliers d’oeuvres du domaine public sont en accès libre sur le web. 
Les libraires et les éditeurs ont pour la plupart un site web. 
Certains naissent directement sur le web, 
avec la totalité de leurs transactions s'effectuant via l’internet. 
De plus en plus de livres et revues ne sont disponibles qu’en version numérique,
pour éviter les coûts d’une publication imprimée.

On peut désormais lire un livre sur son ordinateur, 
sur son assistant personnel (PDA), sur son téléphone, 
sur son smartphone ou sur un appareil dédié.
"et aujourd'hui les tablettes".

L’internet est devenu indispensable pour se documenter, 
pour communiquer, pour avoir accès aux documents
et pour élargir ses connaissances. 
Le web est devenu une gigantesque encyclopédie, 
une énorme bibliothèque,
une immense librairie et un médium des plus complets. 

De statique dans les livres imprimés, 
l’information est devenue fluide, avec possibilité d’actualisation constante.
Nous n'avons plus besoin de courir désespérément 
après l'information dont nous avons besoin. 
L'information dont nous avons besoin est enfin à notre portée. 
Y compris pour ceux qui suivent leurs études par correspondance, 
qui vivent en rase campagne, 
qui travaillent à domicile ou qui sont cloués dans un lit.

De 10 à 10.000 ebooks
En août 1989, 
le Projet Gutenberg met en ligne son dixième texte,
En 1990, 
les internautes sont au nombre de 250.000,
En janvier 1991, 
Michael Hart saisit Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (paru en 1865).
En juillet de la même année, 
il saisit Peter Pan de James M. Barrie (paru en 1904).
Ces deux classiques de la littérature enfantine tiennent chacun sur une disquette standard.
Arrive ensuite le web, opérationnel en 1991. 
Le premier navigateur, Mosaic, apparaît en novembre 1993.
Lorsque l’utilisation du web se généralise, 
il devient plus facile de faire circuler les textes électroniques 
et de recruter des volontaires.
Le Projet Gutenberg rode sa méthode de travail, 
avec la numérisation d’un texte par mois en 1991,
deux textes par mois en 1992, 
quatre textes par mois en 1993 et huit textes par mois en 1994.

La production continue ensuite d’augmenter, 
avec une moyenne de 8 textes par mois en 1994, 
16 textes par mois en 1995 et 32 textes par mois en 1996.
En 1997, la production est toujours de 32 titres par mois. 

En juin 1997, le Projet Gutenberg met en ligne
Les aventures de Robin des Bois de Howard Pyle (paru en 1883).
En août 1997, il met en ligne son millième texte électronique.
En août 1998, 
Michael Hart écrit : 
"Mon projet est de mettre 10.000 textes électroniques sur l’internet".
Ce sera chose faite en octobre 2003. 
La moyenne mensuelle est de 348 livres numérisés en 2003.


De 10.000 à 20.000 ebooks
En janvier 2005, le Projet Gutenberg fête ses 15.000 livres.
En décembre 2006, le Projet Gutenberg franchit la barre des 20.000 livres.
S'il a fallu 32 ans, de juillet 1971 à octobre 2003, pour numériser les 10.000 premiers livres, 
il n’aura fallu que trois ans et deux mois, d’octobre 2003 à décembre 2006, 
pour numériser les 10.000 livres suivants.

Des dizaines de milliers d'ebooks
Le Projet Gutenberg franchit la barre des 25.000 livres en avril 2008.
Le Projet Gutenberg comptabilise 32.500 ebooks le 1er mars 2009.
Le Project Gutenberg Consortia Center (PGCC) 
– qui rassemble des collections de livres numérisés par d'autres sources -
comptabilise 75.000 ebooks à la même date.

Du passé vers l'avenir
Le pari fait par Michael Hart en 1971 est donc réussi. 
Mais les résultats du Projet Gutenberg ne se mesurent pas seulement à ces chiffres.
Les résultats se mesurent aussi à l’influence du projet, qui est considérable.
Premier site d’information sur l’internet et première bibliothèque numérique, 
le Projet Gutenberg a inspiré bien d’autres bibliothèques numériques au fil des ans.
Le suivi régulier du projet est assuré 
grâce à une lettre d’information hebdomadaire et mensuelle,
des forums de discussion, des wikis et des blogs.
Les dons servent à financer des ordinateurs et des scanners, 
et à envoyer des CD et DVD gratuits à tous ceux qui en font la demande.  
A partir de 2005, CD et DVD sont disponibles sous forme d'images ISO 
sur le site de BitTorrent, 
ces images pouvant être téléchargées 
pour graver des CD et DVD sur place à titre personnel. 
En 2007, le Projet Gutenberg envoie 
15 millions de livres par voie postale sous forme de CD et DVD.

Chose souvent passée sous silence, 
Michael Hart est le véritable inventeur de l’ebook.
Si on considère l’ebook dans son sens étymologique, 
à savoir un livre numérisé pour diffusion sous forme de fichier électronique, 
celui-ci aurait bientôt quarante ans et serait né 
avec le Projet Gutenberg en juillet 1971. 
Une paternité beaucoup plus réconfortante 
que les divers lancements commerciaux dans un format propriétaire 
ayant émaillé le début des années 2000.
Il n’y a aucune raison pour que la dénomination «ebook» 
ne désigne que l’ebook commercial et soit réservée
aux Amazon, Barnes & Noble, 00h00, Gemstar et autres.

L’ebook non commercial est un ebook à part entière 
- et non un parent pauvre - 
tout comme l’édition électronique non commerciale 
est une forme d’édition à part entière 
- et tout aussi valable que l’édition commerciale.

En septembre 2003, le Projet Gutenberg se lance dans la diffusion de livres audio.

Lancée elle aussi en septembre 2003, 
la section Sheet Music Subproject est consacrée aux partitions musicales numérisées. 
Elle est complétée par une section d’enregistrements musicaux.
Des sections sont également disponibles pour les images fixes et animées.
Ces collections devraient être développées dans les prochaines années.
En 2007, les téléchargements atteignent plus de 3.000.000 de fichiers.

Le Projet Gutenberg dispose de 40 sites miroirs répartis dans de nombreux pays, 
et il en cherche d’autres.
La circulation des fichiers se fait aussi en mode P2P (peer-to-peer),
qui permet d’échanger des fichiers directement d’un utilisateur à l’autre.


38 ans après les débuts du Projet Gutenberg, 
Michael Hart se définit toujours comme un fou de travail 
dédiant toute sa vie à son projet,
qu’il voit comme étant à l’origine d’une révolution néo-industrielle. 
Il se définit aussi comme altruiste, pragmatique et visionnaire.
Après avoir été traité de toqué pendant de nombreuses années, 
il force maintenant le respect.

Au fil des ans, 
la mission du Projet Gutenberg reste la même, 
à savoir changer le monde par le biais de l’ebook gratuit
 indéfiniment utilisable et reproductible, 
et favoriser ainsi la lecture et la culture pour tous à moindres frais. 

Cette mission se résume en quelques mots : 
«encourager la création et la distribution d’ebooks», 
par autant de personnes que possible, 
et par tous les moyens. 
Tout en prenant les virages nécessaires pour intégrer de nouvelles idées,
de nouvelles méthodes et de nouveaux supports.

................


2005: Google s'intéresse à l'ebook
[Résumé]
En octobre 2004, 
Google lance la première partie de son programme Google Print, 
établi en partenariat avec les éditeurs pour consulter à l’écran des extraits de livres,
puis commander les livres auprès d’une librairie en ligne. 

En décembre 2004, 
Google lance la deuxième partie de son programme Google Print, 
cette fois à destination des bibliothèques, 
le but étant de numériser 15 millions de livres, 
à commencer par ceux des bibliothèques de plusieurs universités.

En août 2005, 
le programme est suspendu pour cause de conflit avec les éditeurs de livres sous droits.
Il reprend en août 2006 sous le nom de Google Books. 
La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, 
tout comme le développement de partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent.

En octobre 2008, 
Google clôt le conflit avec les associations d'auteurs et d'éditeurs 
en annonçant un accord avec eux, accord qui serait effectif courant 2009.

Google Books
Le programme reprend sous le nom de Google Books (Google Livres).
Google Books permet de rechercher les livres par date, titre ou éditeur.
La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, 
axée cette fois sur les livres libres de droit, 
tout comme le développement de partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent.
Les livres libres de droit sont consultables à l’écran en texte intégral, 
leur contenu est copiable et l’impression est possible page à page. 
Ils sont également téléchargeables sous forme de fichiers PDF
et imprimables dans leur entier. 
Les liens publicitaires associés aux pages de livres 
sont situés en haut et à droite de l’écran.
Le conflit avec les associations d'auteurs et d'éditeurs se poursuit lui aussi, 
puisque Google continue de numériser des livres sous droits 
sans l’autorisation préalable des ayants droit, 
en invoquant le droit de citation pour présenter des extraits sur le web.

Fin 2006, 
Google scannait 3.000 livres par jour, 
ce qui représenterait un million de livres par an. 

En 2008, 
Google Books comprennait 7 millions d'ouvrages numérisés, 
en partenariat avec 24 bibliothèques et 2.000 éditeurs partenaires.

En février 2009, 
Google Books lance un portail spécifique pour lecture 
sur téléphone mobile et smartphone,
par exemple sur l'iPhone 3G d'Apple ou sur le G1 de T-Mobile 
(ce dernier utilisant Android, la plateforme de Google).
Le catalogue comprenait 1,5 million de livres du domaine public, 
auxquels s'ajoutaient 500.000 autres titres téléchargeables hors des États-Unis, 
du fait d'une législation du copyright moins restrictive dans certains pays.

En discussion depuis fin 2009, 
l'accord conclu entre Google et les associations d'auteurs et éditeurs 
a été retoqué au motif qu'il permettait à Google Books 
de numériser les ouvrages sans autorisation préalable des ayants droit.
Après plusieurs mois de silence, 
la justice américaine vient finalement de rendre sa décision 
à propos de l'accord que Google a proposé 
à l'Authors Guild et l'Association of American Publishers (AAP).
Pour Google, 
il s'agit de pouvoir exploiter les oeuvres numérisées 
inscrites au registre américain des droits d'auteurs 
et émanant de pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Canada et Australie). 
Selon les termes de cet accord, 
tous les ayants droit sont impliqués par défaut mais peuvent refuser d'y souscrire ("opt-out"). 
Or c'est précisément cette disposition 
qui a poussé le juge Dennis Chin à le rejeter en estimant 
qu'il n'était pas « juste, adéquat et raisonnable », 
car il encourageait la méthode 
« numériser d'abord, demander la permission ensuite ». 

Google assigné est déjà condamné en France.
Il a invité les parties en présence à revoir les termes pour passer à un modèle 
"opt-in" où les auteurs feraient la démarche inverse 
en demandant à souscrire à la proposition de Google. 
Ce dernier s'est dit déçu de la décision mais a indiqué qu'il allait considérer les options possibles.
En France, le service du géant de la publicité en ligne a déjà fait l'objet de plusieurs poursuites. 
Après La Martinière, la Société des gens de lettres (SGDL) 
et le Syndicat national de l'édition (SNE), 
Gallimard a assigné Google en justice en 2010.

En 2009, 
Google a même été condamné (mais a fait appel) par le tribunal de grande instance de Paris :
 300 000 euros de dommages et intérêts et une astreinte de 10.000 euros par jour 
en cas du maintien des extraits littéraires sur son service Google Books.
Google arguait de la mise à disposition gratuite du patrimoine culturel mondial 
et expliquait qu'une majorité des ouvrages numérisés était épuisée chez les éditeurs. 
Un argument vivement contesté par les parties civiles qui voient dans Google Livres 
un service avant tout commercial. 
Le trafic sur le service permet en effet à Google de générer des recettes publicitaires.

Mais la France n'est pas le seul Etat à avoir témoigné son hostilité à l'égard de Google Books
et de l'accord signé en 2008 aux Etats-Unis. 
L'Italie et l'Allemagne avaient également marqué leur opposition
Le juge Dennis Chin leur a donné raison en exigeant 
un consentement préalable avant toute numérisation. 


C'est fini pour aujourd'hui.

Demain est un autre jour...



Mais en attendant le prochain article,

n'oubliez pas qu'il y a toujours une publication à découvrir

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3 commentaires:

karandre a dit…

Bonjour

Pourquoi la TVA sur un livre numérique est plus élévée que la TVA sur un livre papier ..est-ce vouloir mettre un frein ...ou l'aspect d'enrichir encore plus l'Etat ?

Lionel

Gilles a dit…

Effectivement,
ces derniers sont en effet taxés à 19,6 % contre 5,5 % pour les livres papier,
on attend avec impatience que le numérique jouisse aussi de ces mêmes conditions de vente que la vente en librairie.
On attend toujours...
Mais c'est certainement plus urgent pour d'autres professions !!!
C'est effectivement bien regrettable.

Gilles a dit…

Mais il n'y a pas de TVA pour les livres gratuits et le net en regorge heureusement.

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