Passez donc me voir... Je partage ma bibliothèque virtuelle. Je vous réserve ainsi des surprises à découvrir régulièrement au fil du temps... Un regard nouveau par l'entremise de photos, de musiques, de poésies, de vidéos, d'astuces et de publications variées. Un rendez-vous avec une page différente au gré de mes découvertes ou créations. Un nouvel ami pas si virtuel que cela avec lequel vous aimerez partager un moment. Bonne découverte.

  

Massacre des baleines-pilotes aux îles Féroé



Le globicéphales (ou globicephala, « tête globuleuse ») ou baleine-pilote 
est un genre de vrai dauphin (famille des Delphinidae) dont le melon frontal est fortement développé. 
Il est communément appelé "dauphin pilote" car on le voit fréquemment 
dans le sillage ou à l’étrave des navires.
Le globicéphale est un animal social qui se déplace le plus souvent en bandes pouvant aller
d'une dizaine à plusieurs centaines d'individus.


Il est chassé traditionnellement aux Îles Féroé.
Cette chasse, à l'origine alimentaire, est maintenue 
mais fait l'objet de nombreuses critiques pour son caractère sanglant.


Les îles Féroé constituent un groupe de 18 îles situées dans le nord de l'Europe
Les îles Féroé signifie « îles des moutons ». 
Ce groupe d'îles, appartenant au Danemark, est situé dans le nord de l'océan Atlantique 
entre l'Écosse et l'Islande. 
Depuis 1948, elles ont un gouvernement autonome dans toutes les affaires à l'exception de la Défense 
(un ministre des affaires étrangères a été nommé en 2008).


Les habitants des îles reçoivent des subventions annuelles de la part du Danemark. 
Les insulaires se sont alors divisés pour savoir s'ils seraient totalement indépendants 
ou s'ils dépendraient pour certains sujets de l'État danois.
En tant que territoire autonome, les îles Féroé sont un membre du Conseil nordique. 
Les îles Féroé ne sont pas reconnus par l'ONU en tant que nation indépendante.





Vous avez peut-être reçu comme moi, un mail, où l'on montre,
avec de nombreuses photos à l'appui,
le massacre des baleines-pilotes, sur une côte devenue rouge sang.


L'émotion est forte lorsqu'on reçoit ce type de mails, 
mais subsiste toujours le risque d'une manipulation par l'image.


Des recherches plus approfondies m'ont effectivement informé
que les Féringiens chassent la baleine et la tuent de manière traditionnelle, 
à des fins de subsistance.
En effet dans ces îles, l'agriculture jouait autrefois un grand rôle, 
mais aujourd'hui seulement 1% de la population est employée dans cette activité. 
Des milliers de moutons fournissent encore la nourriture aux habitants des îles
et la laine pour leurs célèbres tricots.
La pêche est donc l'industrie la plus importante avec la transformation de ses produits. 
Mais les variations des réserves de poissons,
des prix ainsi que celui du pétrole rend l'économie vulnérable.
Le tourisme est cependant en augmentation. 
Les touristes peuvent arriver par avion ou par ferries et 
les bateaux font escale dans les ports des îles Féroés pendant tout l'été.


Les Féroïens sont donc tristement célèbres pour la chasse à la baleine. 
Chaque année, environ 1000 baleines longues de 2 à 5 mètres sont chassées. 
Diriger les baleines vers la plage et les tuer ensuite avec des couteaux semble vraiment violent 
et beaucoup de gens qui ne réfléchissent pas à la nourriture que cela procure, 
critiquent la chasse à la baleine. 
Mais les Féroïens n'acceptent pas ces critiques. 
Ils expliquent que c'est une très vieille tradition qui a toujours respecté les ressources de la mer. 
La façon de tuer les baleines est faite de telle sorte qu'elles souffrent le moins possible 
et d'autre part que cette race de baleine n'est pas menacée. 
Des recherches scientifiques ont montré que la race de l'Atlantique Nord 
se compose d'environ 800.000 baleines, 
ce qui signifie que la chasse des Féroïens peut donc être maintenue puisqu'elle ne détruit pas les réserves.


Chaque année, les chalutiers rabattent vers une baie des centaines de cétacés, 
où des jeunes gens, armés de gaffes et de couteaux, les attendent… 
L'océan devient rouge de sang.


Âmes sensibles s’abstenir, 
des photos signées "Lail-alsahara.com circulent par email, 
suivies d’un appel au Danemark pour qu’il l’interdise.
L'origine de ses photos permet de s'interroger sur les intentions des auteurs.
N'oublions pas la polémique des caricatures de Mahomet !


Sur leur site Internet, les autorités locales des Féroé 
défendent cette tradition du Moyen-âge : 
«950 globicéphales» seraient chassées chaque année, soit
«moins de 0,1% de la population de l’Atlantique nord-est».
Le couteau serait «la façon la plus humaine de les tuer». 
Il est «compréhensible» que cela provoque des réactions vigoureuses, 
notamment chez les urbains, où la plupart des gens ignorent comment est tuée la viande 
qui finit dans leur assiette. 


«Cette pratique cruelle aurait soi-disant pour objectif de 
«restaurer l’esprit communautaire» 
des jeunes Féringiens», 
explique à VSD Sandra Guyomard, présidente de l’association Réseau Cétacés. 
«Les Féroé feraient mieux d’apprendre à leurs jeunes à respecter les cétacés 
plutôt que de les inciter à les massacrer !» déplore-t-elle. 
La chasse aux globicéphales serait un rite initiatique pour permettre aux jeunes insulaires, 
descendants des virils Vikings, de devenir des hommes, des vrais ! 
Un peu, comme chez certains de nos ados, la bagarre du samedi soir ou le hooliganisme…
La comparaison me paraît un peu sulfureuse !
Devant le buzz que déclenchent sur la Toile ces photos insoutenables, 
la SPA, les associations Réseau Cétacé, Dauphin Libre et Sea Shepherd 
se concertent pour lancer une vaste campagne de protestation auprès du Danemark 
et du Parlement européen. 


Une fois capturé, l'animal est tout le temps partagé entre l'équipage du bateau et les habitants des villages. 
« Ils font bouillir la viande qu'ils mangent avec des pommes de terre et de la moutarde. 
Jusqu'à peu, elle était coupée en steacks et présentée avec des frites ! 
Les gens chassent la baleine pour la consommer ». 
Cet événement se déroule dans une « ambiance de carnaval » 
et les enfants ne vont pas l'école ces jours-là.


Mais la pollution va sauver les baleines
La pollution chimique ayant atteint les poles depuis des décades, 
le gouvernement danois classe en 2008 les baleines pilotes impropres 
à la consommation, étant entendu qu´elles sont très contaminées en mercure, PCB et DDT.
Le mercure concentré dans l'organisme des baleines est produit par l'ensemble mondial 
des centrales électriques qui fonctionnent au charbon et au pétrole. 
Aujourd'hui, pour encore manger de la viande de baleine, les Féringiens
souhaitent importer de petits rorquals de Norvège et d'Islande car ils pourraient être moins contaminés.
Le gouvernement autonome, s'il devait définitivement se passer de la manne que représente la baleine 
devra diversifier ses revenus grâce à l'exploitation de gisements de pétrole sur ses eaux territoriales
 pour dynamiser son économie.


Ces scènes qui nous sont insoutenables sont donc appelées à disparaître.
Mais la pollution moins visible représente un danger
bien plus important pour le monde.

Les baleines sont tuées à l'aide d'un couteau tranchant pour sectionner la moelle épinière,
qui supprime aussi l'approvisionnement en sang, majeur pour le cerveau,
assurant à la fois la perte de conscience et la mort en quelques secondes.
Cela entraîne la profusion de sang dans l'eau qui nous choque mais qui représente en fait
le moyen le moins cruel pour tuer ces animaux.


Voici une site présentant en Anglais des informations complémentaires.

Dernière information
Un jugement aura bientôt lieu sur le massacres des baleines dont voici l'information et
dont le jugement devrait avoir lieu le 22 février prochain.

INVITATION-PRESSE: 
Les massacres de baleines et de dauphins par les Iles Féroé, 
la Norvège, l'Islande, le Groenland et le Japon devant la 
COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE DES DROITS DE L'ANIMAL
Par PR Newswire
GENÈVE, Suisse,February 17, 2010/PRNewswire/ --
Présidence: Franz Weber 22 février 2010 9.00 h 
verdict: 15.30 h Centre International de Conférences de Genève CICG G e n è v e

Plus de 2000 grandes baleines sont tuées par an, en dépit du moratoire de la Commission internationale
 de la pèche à la baleine (IWC) en vigueur depuis 1986. 
De plus, des dizaines de milliers de petites baleines et de dauphins sont chassés chaque année.
 Le procès s'argumente sur de nouvelles connaissances et informations, témoignages 
et matériel documentaire habituellement inaccessible.

Tribunal : 
trois juges, jury international. Présidé parFranz Weber (CH). Juges : Me Eric Posak (FR) 
et Me Stéphanie Houzé (FR). Procureur : Me Caroline Lanty (FR).

Accusés : 
les représentants des ministères de la pêche des pays incriminés:M. Hirotaka Akamatsu, Japon,Mme Lisbeth
 Berg-Hansen, Norvège, M. Jón Bjarnason, Islande,Mme Ane Hansen, Gröenland,M. Jacob Vestergaard,
Iles Féroés.

Plaignants:
Silvia Frey, dipl. sc. nat. ETH, OceanCare, Suisse (effets de la chasse à la baleine sur les populations)
DrSandra Altherr, Pro Wildlife, 
Allemagne (haute toxicité de la viande de baleine et de dauphin pour la consommation humaine)
Peter Mollerup, Dyrenes Venner (Animal Friends), Danemark (bien-être animal)
Sakae Hemmy, ELSA Nature Conservancy, Japon (chasse aux dauphins au Japon)
Principal témoin oculaire présent à Genève :Richard O'Barry, spécialiste en mammifères marins, 
(USA), protagoniste du film "The Cove" (laBaie de lahonte) nominé pour un OSCAR.

Experts : 
DrPhilippe Roch, ancien Secrétaire d'Etat à l'environnement, Suisse. 
Le vétérinaire DrAndrew Butterworth(GB).
Hans Peter Roth, auteur du livre "Die Bucht" (La baie de la honte) 
en liaison directe depuis la baie de Taiji au Japon où ont lieu les massacres de dauphins.

Contact:
Vera Weber, FONDATION FRANZ WEBER - International Court of Justice for Animal Rights, 
1820 Montreux,Switzerland, tel: +41-21964-37-37 / fax +41-21964-57-36,


J'espère que cette recherche effectuée sur ce sujet vous permettra 
de vous forger votre propre opinion
avec votre raison et non pas seulement sous l'aspect émotionnel
qu'engendre des photos et un texte très dénonciateur transmis par mail.

Les violences cachées sont souvent bien plus sournoises
et la pollution que nous engendrons sur la terre
représente à mon avis un sujet bien plus important
que des pratiques certes spectaculaires et sanguinaires
que nous voudrions bien voir disparaître
mais qui ne mettent pas en péril les équilibres de notre environnement.


C'est fini pour aujourd'hui.
Demain est un autre jour...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

En résumé,

Que ce soit par les armes ou par la pollution... certains hommes ne semblent pas encore avoir compris que nulle espèce n'est supérieure à une autre, que nous sommes chacun une infime partie d'un tout et rien de plus rien de moins.
Tuer pour se nourrir, d'accord, ainsi va la chaine de la vie. Tuer par tradition, quelle tristesse ... pour une culture qui court derrière l'évolution il me semble que ce que l'on garde du passé n'est pas le meilleur. Préserver l'acte pour en perdre le sens ... à quoi bon.
Nous ferions bien mieux de nous interroger sur l'impacte des actes que nous posons surtout quand ils sont criminels. Est-ce que quoi que ce soit (tradition, pression liée à une société dominée par l'esprit de consommation,...) peu justifier ce type de geste quelle qu'en soit la victime...???!!
Et on en arrive à se polluer soit même ... le serpent se mordrait’ il la queue ?

Gilles a dit…

Malheureusement on peut se demander parfois si le monde n'est pas fou....
Perpétuer certaines traditions qui ne font pas appel à l'intelligence humaine relève de l'inconscience ou d'une cruauté indigne.

Gérôme a dit…

C'est totalement inacceptable ce qui se passe sur ces îles,traditions ou pas ce genre de Massacre avec toute son atrocité et sa Cruauté ne doivent plus exister, déjà parce qu'ils déciment la population des Mammifères car personne ne peut savoir l'exactitude des chiffres. Encore plus du fait que les Femelles enceintes, Les Bébés et tout autre espèces ayant le Malheur de Passer dans ces Fjords sont tous Massacrés à Tours de Bras sans aucune exception.Je n'ai qu'une chose à dire c'est une Honte de continuer à pratiquer cette pêche Inhumaine pour le Plaisir de Tuer.On a pas besoin de tel pratique pour montrer que l'on est devenu un Homme.Honte, mais terrible Honte à Vous Messieurs les Féringiens!!!

Marion CdL a dit…

Les coutumes sont sans cesse actualisées quand un peuple est vraiment en relation avec son environnement. Ceux qui ressassent leur folklore bricolé pour justifier une identité en conflit avec leur vie moderne n'ont qu'a pousser la nostalgie jusqu'à la caverne, si ça leur chante. Tuer pour se nourrir s’entend mais dans un contexte industriel et avec d'inquiétants bilans environnementaux, je ne suis pas certaine que les ancêtres et initiateurs de ce rituel y trouveraient encore un sens.
L'adaptation et le mouvement sont des principes de vie, l'obstination et le dénie par contre c'est juste du morbide et de l'imbécilité!

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